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Modèle de bail mobilité gratuit

Le bail mobilité est un contrat de courte durée (1 à 10 mois) pour les locataires en situation de mobilité professionnelle ou étudiante. Téléchargez un modèle conforme à la loi ÉLAN.

Conforme à la loi ÉLAN du 23 novembre 2018Durée flexible de 1 à 10 moisPas de dépôt de garantie exigibleCompatible avec la garantie VisaleToutes les clauses obligatoires incluses100 % gratuit, sans inscription

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Comment utiliser cet outil ?

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    Renseigner les parties au contrat

    Indiquez le nom et l'adresse du bailleur, puis le nom du locataire et son adresse précédente. Ces mentions identifient les signataires du bail mobilité.

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    Choisir le motif de mobilité

    Sélectionnez l'un des sept motifs prévus par la loi ÉLAN (formation professionnelle, études supérieures, contrat d'apprentissage, stage, service civique, mutation, mission temporaire) et précisez le justificatif fourni par le locataire, par exemple une convention de stage.

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    Décrire le logement meublé

    Saisissez l'adresse du bien, son type (appartement, studio, chambre ou maison), sa surface en m² et son nombre de pièces. Le bail mobilité ne peut porter que sur un logement meublé.

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    Fixer la durée et les conditions financières

    Renseignez la date de début, la durée (de 1 à 10 mois — la date de fin est calculée automatiquement), le loyer mensuel et les charges forfaitaires. Aucun dépôt de garantie ne peut être ajouté : le générateur applique l'interdiction légale.

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    Générer, vérifier et imprimer le bail

    Cliquez sur « Générer le bail mobilité » pour obtenir un aperçu complet du contrat. Modifiez-le si besoin, puis imprimez-le ou enregistrez-le en PDF avant de le faire signer par les deux parties.

Guide complet

Guide complet : le bail mobilité en France

Le bail mobilité est un outil méconnu mais très utile pour les propriétaires de logements meublés. Ce guide couvre les conditions d'éligibilité, les obligations et les avantages de ce contrat spécifique.

Mis à jour le 12 juin 20265 min de lectureRédigé par l'équipe Gerlok

Qu'est-ce que le bail mobilité ?

Créé par la loi ÉLAN du 23 novembre 2018, le bail mobilité est un contrat de location de logement meublé d'une durée de 1 à 10 mois. Non reconductible, il répond aux besoins de logement temporaire des personnes en situation de mobilité professionnelle ou étudiante.

Conditions d'éligibilité du locataire

Le locataire doit justifier, au moment de la prise d'effet du bail, qu'il se trouve dans l'une des situations suivantes : formation professionnelle, études supérieures, contrat d'apprentissage, stage, engagement volontaire (service civique), mutation professionnelle, ou mission temporaire dans le cadre de son activité professionnelle. Le bailleur doit conserver le justificatif correspondant.

Les avantages pour le propriétaire

Flexibilité de la durée

Le bail mobilité offre une grande flexibilité : durée de 1 à 10 mois, fin automatique sans congé à délivrer, et impossibilité pour le locataire de demander un renouvellement. C'est idéal pour les propriétaires qui veulent louer entre deux locataires classiques, pendant des travaux, ou pour tester la location meublée.

La garantie Visale : une protection gratuite

Le bail mobilité est éligible à la garantie Visale d'Action Logement, qui couvre les loyers impayés et les dégradations locatives gratuitement. C'est un filet de sécurité précieux en l'absence de dépôt de garantie. Le bailleur doit faire la demande sur le site visale.fr avant la signature du bail.

Les clauses obligatoires du bail mobilité

Le bail mobilité doit contenir des mentions spécifiques en plus des clauses habituelles d'un bail meublé.

Mentions spécifiques au bail mobilité

En plus des mentions classiques (identité des parties, description du logement, montant du loyer), le bail mobilité doit préciser : le motif justifiant l'éligibilité du locataire, la durée du contrat (1 à 10 mois), la mention expresse qu'aucun dépôt de garantie n'est exigible, et le caractère non renouvelable du contrat. L'absence de ces mentions peut requalifier le bail en bail meublé classique d'1 an.

Fin du bail mobilité et transition vers un bail classique

Le bail mobilité prend fin automatiquement à la date prévue au contrat, sans congé à délivrer ni formalité particulière : le locataire doit simplement quitter les lieux. La durée peut être modifiée une seule fois par avenant, à condition de ne pas dépasser dix mois au total. Au-delà, aucun renouvellement ni reconduction n'est possible sous cette forme.
Si les deux parties souhaitent poursuivre la location, la loi interdit de conclure un nouveau bail mobilité pour le même logement avec le même locataire. Le nouveau contrat sera un bail meublé classique d'un an (ou de neuf mois pour un étudiant). Cette bascule redonne au locataire le bénéfice de la reconduction tacite et autorise le bailleur à demander un dépôt de garantie de deux mois maximum.
Attention à la requalification : si le locataire se maintient dans les lieux après l'échéance et que le bailleur continue d'encaisser les loyers sans nouveau contrat, le juge peut requalifier la situation en bail meublé classique. Pour éviter tout litige, formalisez la sortie par un état des lieux, ou signez explicitement le nouveau bail avant l'échéance.

Bail mobilité ou location saisonnière : quelles différences ?

Les deux formules concernent un logement meublé loué pour une courte période, mais elles ne répondent pas au même besoin. La location saisonnière s'adresse à une clientèle de passage (tourisme, loisirs) qui conserve sa résidence ailleurs. Le bail mobilité, lui, loge une personne dont le logement devient la résidence principale temporaire, dans le cadre d'une situation de mobilité prévue par la loi ÉLAN.
Sur le plan réglementaire, la location saisonnière est soumise dans de nombreuses villes à une déclaration en mairie, à un numéro d'enregistrement, voire à une autorisation de changement d'usage, et elle déclenche la taxe de séjour. Le bail mobilité échappe à ces contraintes, puisque le logement reste affecté à l'habitation : un avantage décisif dans les grandes villes où la location touristique est strictement encadrée.
Côté gestion, la location saisonnière impose des rotations fréquentes, le ménage entre chaque séjour et la dépendance aux plateformes de réservation. Le bail mobilité offre un occupant unique pendant un à dix mois, des revenus prévisibles et la fiscalité de la location meublée de longue durée. Pour un propriétaire entre deux locataires classiques, c'est souvent la solution la plus simple et la plus sûre.

Loyer et charges : les règles propres au bail mobilité

Le loyer d'un bail mobilité est fixé librement par le bailleur, sauf dans les communes soumises à l'encadrement des loyers (Paris, Lille, Lyon, Bordeaux, Montpellier notamment), où les plafonds au mètre carré s'appliquent comme pour tout bail meublé. Le loyer reste ensuite fixe pendant toute la durée du contrat : aucune révision n'intervient en cours de bail.
Les charges sont obligatoirement récupérées sous forme de forfait, versé en même temps que le loyer. Ce forfait doit rester proportionné aux charges réellement supportées pour le logement. Il ne donne lieu à aucune régularisation ni complément en fin de bail, contrairement aux provisions sur charges d'un bail classique : ni le bailleur ni le locataire ne peuvent réclamer d'ajustement.
Sur le plan fiscal, les loyers d'un bail mobilité sont imposés comme ceux de toute location meublée de longue durée, dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (régime micro-BIC avec abattement, ou régime réel avec déduction des charges et amortissements). Le bail mobilité n'est pas concerné par le durcissement fiscal propre aux meublés de tourisme non classés.

FAQ

Questions frequentes

Qu'est-ce qu'un bail mobilité ?

Le bail mobilité, créé par la loi ÉLAN (2018), est un contrat de location meublée de courte durée (1 à 10 mois), non renouvelable. Il est réservé aux locataires en situation de mobilité : formation professionnelle, études supérieures, contrat d'apprentissage, stage, engagement volontaire, mutation professionnelle ou mission temporaire.

Qui peut bénéficier d'un bail mobilité ?

Le locataire doit justifier d'une situation de mobilité : étudiant, stagiaire, apprenti, salarié en mutation ou mission temporaire, personne en formation professionnelle, volontaire en service civique, ou titulaire d'un CDD ou d'un contrat de mission d'intérim.

Peut-on demander un dépôt de garantie avec un bail mobilité ?

Non, le bailleur ne peut pas exiger de dépôt de garantie pour un bail mobilité. C'est une interdiction légale. En revanche, le bailleur peut demander une caution (garant personne physique ou morale) ou bénéficier de la garantie Visale proposée gratuitement par Action Logement.

Quelle est la durée maximale d'un bail mobilité ?

Le bail mobilité a une durée minimale de 1 mois et maximale de 10 mois. Il peut être modifié une fois par avenant pour allonger ou réduire sa durée, sans dépasser 10 mois au total. Il ne peut pas être renouvelé ni reconduit : à l'échéance, le locataire doit quitter le logement.

Le locataire peut-il résilier un bail mobilité avant terme ?

Oui, le locataire peut résilier le bail mobilité à tout moment avec un préavis d'1 mois. Le bailleur, en revanche, ne peut pas mettre fin au bail avant son terme sauf en cas de manquement grave du locataire (non-paiement, troubles de voisinage).

Comment sont calculées les charges dans un bail mobilité ?

Les charges d'un bail mobilité sont obligatoirement versées sous la forme d'un forfait mensuel, sans régularisation possible. Contrairement au bail classique, où le locataire paie des provisions ajustées chaque année sur les dépenses réelles, le forfait du bail mobilité est définitif : le bailleur ne peut réclamer aucun complément et le locataire aucun remboursement. Son montant doit rester proportionné aux charges réelles du logement (eau, ordures ménagères, entretien des parties communes, internet le cas échéant). Fixez-le donc avec soin dès la signature, car il ne pourra plus être ajusté en cours de bail.

Peut-on signer un bail meublé classique après un bail mobilité ?

Oui, à l'échéance du bail mobilité, le bailleur et le locataire peuvent conclure un bail meublé classique d'un an pour le même logement. En revanche, la loi interdit d'enchaîner deux baux mobilité avec le même locataire dans le même logement. Le passage au bail meublé classique change les règles du contrat : un dépôt de garantie de deux mois de loyer maximum devient autorisé, les charges peuvent être réglées en provisions avec régularisation annuelle, le bail se reconduit tacitement et le congé du bailleur obéit à un préavis de trois mois avec motif légitime.

Quels diagnostics joindre au bail mobilité ?

Les diagnostics obligatoires sont les mêmes que pour un bail meublé classique : DPE, état des risques et pollutions (ERP), diagnostic plomb (immeuble avant 1949), diagnostic électricité et gaz (installation de plus de 15 ans), diagnostic bruit (zone d'exposition aérienne).

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